Pluralisme économique
Le pluralisme est généralement discuté en lien avec la culture, la religion, l’identité et la société. Mais il existe aussi une dimension économique. Les personnes contribuent par différentes formes de connaissance, d’expérience, d’entreprise, de soin, d’innovation, d’investissement et de responsabilité. Les institutions ne reconnaissent pas toujours ces contributions aussi bien.
Le pluralisme économique ne consiste pas à reconnaître que tout a la même valeur. Il consiste à devenir meilleur pour reconnaître la valeur partout où des preuves crédibles montrent qu’elle existe.
Ce n’est donc pas un argument pour abaisser les normes. C’est un argument pour examiner si les parcours par lesquels les personnes démontrent qu’elles respectent ces normes sont inutilement étroits.
Pluralisme financier
Chaque système financier prend des décisions sur qui mérite la confiance, dont le revenu est fiable, quels actifs sont reconnus et quels historiques comptent. Ces décisions sont nécessaires. Mais les systèmes utilisés pour les prendre ont été largement conçus autour de schémas familiers d’emploi, de garanties, d’identité et d’historique financier.
Plus de parcours vers la confiance — pas des normes plus faibles.
Un migrant peut avoir des années de comportement financier responsable qui ne traversent pas les frontières. Un petit entrepreneur peut avoir des flux de trésorerie viables sans garantie conventionnelle. Les nouvelles technologies peuvent créer des formes d’activité économique inhabituelles. La réponse appropriée n’est ni l’acceptation automatique ni le rejet automatique : c’est une meilleure analyse.
Perte de dividende du pluralisme économique — EPDL
Les économies savent bien mesurer ce qui s’est passé : production, emploi, revenu, consommation, investissement et impôts. L’EPDL demande si nous pouvons aussi étudier certaines parties de la contribution productive qui auraient raisonnablement pu avoir lieu mais qui n’ont pas eu lieu.
L’EPDL ne suppose pas que chaque différence entre potentiel et résultat représente une perte économique. Les compétences varient, les marchés changent, les préférences diffèrent, le risque est réel et certaines opportunités n’existent tout simplement pas. Un cadre crédible doit distinguer ces explications des frictions institutionnelles évitables.
L’objectif n’est pas de fabriquer un chiffre plus élevé. L’objectif est de construire une question plus disciplinée.
Un parcours en cinq étapes
1. Identifier l’écart de capacité. Repérer les cas persistants où des indicateurs crédibles de capacité et la contribution observée semblent matériellement désalignés.
2. Établir un contre-factuel raisonnable. Utiliser les preuves, les groupes de comparaison et des hypothèses explicites plutôt qu’un potentiel maximum supposé.
3. Séparer la cause de la corrélation. Distinguer les obstacles évitables des compétences, de la demande, des préférences, de la géographie, du calendrier et du risque.
4. Tester des interventions correctives. Examiner l’évaluation, la reconnaissance des diplômes, le financement, la mise en relation, le rapprochement, l’information et la refonte institutionnelle.
5. Mesurer la contribution récupérée. Comparer les gains observés au coût financier, administratif et institutionnel de l’intervention.
Un agenda de recherche ouvert
L’EPDL est délibérément présenté comme un cadre proposé, et non comme une mesure économique établie. Ses définitions, ses frontières, ses méthodologies et ses applications devraient être testées par des économistes, des statisticiens, des universités, des gouvernements, des employeurs, des institutions financières et des organisations de développement.
Certaines hypothèses pourront survivre. D’autres devront être révisées. Certaines pourront échouer complètement. Cela fait partie du processus de recherche.